Freelance For Good : Comment vivre en harmonie avec ses valeurs ?

Freelance For Good, mouvement de freelances né dans la lignée du mouvement Tech For Good, ça vous parle ? Rien de bien nouveau pour ceux en quête de sens au travail. Comme l’explique la cofondatrice de Social Declik :  Parmi la quantité toujours plus importante de salariés qui se tournent vers le freelancing, une bonne partie cherche à travailler dans l’Economie Sociale et Solidaire ou l’impact.

Dans cet article, découvrez comment franchir le cap de la transition, une démarche loin d’être anodine.

L'émergence d'un secteur nouveau : l'Economie Sociale et Solidaire

Ce n’est plus un scoop mais l’hypercroissance tous azimuts ne séduit plus. Confrontée aux défis climatiques et à la consommation effrénée des ressources naturelles, elle rime aujourd’hui avec gaspillage et pollution. De là est apparu le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Un secteur dont la croissance est telle qu’il représente environ 10% du PIB et 9% de la population active en Europe, sans compter plus de 90 millions de bénévoles.

En effet, l’écosystème tech et les données durables sont les grands gagnants de la Covid-19. En cause, des cycles de financement dominés à 45% par les éditeurs de logiciels, avant toute autre activité d’investissement d’impact. Car investisseurs et utilisateurs ne se contentent plus de simples explications. Ils veulent des preuves. À ce jour, le gros des investissements durables est concentré sur les secteurs à impact social.

En dépit de l’absence d’un consensus global autour des investissements, la volonté d’entrer dans une nouvelle ère a fait son chemin. Investir dans l’impact ne se traduit pas fatalement par la disparition de la rentabilité. Bien au contraire. Ces transformations brisent définitivement le tabou de la non-rentabilité de l’impact. Voilà des modèles appelés à perdurer sur le long terme.

L’origine du phénomène Tech for good 

Complètement lié à l’ESS, cela fait quelques années que le mouvement Tech for good gagne du terrain. Intégré dans une démarche destinée à mettre la technologie au service du bien commun, Tech for Good était initialement une association, créée en juillet 2019 par Frédéric Bardeau, fondateur de Simplon.co. Au fil du temps, cette association s’est transformée en un réseau d’entrepreneurs de l’information et de la communication.

L’accélération numérique amorcée par la crise de la Covid-19 a mis en évidence certains enjeux et inégalités liés à l’utilisation du numérique dans nos vies. Rendant l’objectif de vivre mieux collectivement d’autant plus important. À cette fin, nombre d’acteurs collaborent au sein d’un écosystème entrepreneurial afin de mettre l’impact sociétal au cœur de la croissance économique. 

Le mouvement Tech for good tel qu’il se présente actuellement s’articule autour de cinq axes : l’éducation, le genre et la diversité, l’inclusion sociale, l’environnement et l’accès aux soins. Si les problèmes soulevés par les technologies numériques sont multiples, elles peuvent également faire évoluer les choses positivement. Sa vocation étant de fédérer autour de cette idée centrale. 

Et si vous étiez Freelance for good ? 

Avec de plus en plus d’acteurs engagés dans le mouvement Tech for good, les freelances ne sont pas en reste. Entre l’essor du freelancing et la quête de sens, la convergence est bien réelle. Car nombre de salariés choisissent le freelancing par liberté de choix des clients et des missions. Mais surtout pour donner un sens à leur travail. Autant dire que le mouvement Freelance For Good a lui aussi le vent en poupe ! 

Le mouvement Freelance for good attire donc des salariés en quête de sens. Mais aussi beaucoup de freelances soucieux d’aligner missions et valeurs personnelles. Malgré des parcours plus ou moins linéaires, force est de constater que c’est un objectif réalisable. Car les structures de l’ESS expriment de réels besoins en termes de compétences numériques. Les raisons sont multiples : développer des outils, mieux communiquer, la gestion interne, etc. 

Ce sont autant de raisons en faveur desquelles bon nombre de freelances trouvent des avantages à rejoindre le mouvement Freelance for good. De toute manière, les freelances comme les freelances for good sont confrontés à des montagnes russes. Mieux vaut donc se jeter à l’eau et se lancer pour de bon ! Au lieu de subir une dissonance cognitive permanente, le résultat est un profond épanouissement professionnel et personnel

5 étapes pour allier valeurs personnelles et vie de freelance

Avant de sauter directement le cap, prenez le recul nécessaire. Car collaborer avec des entreprises engagées demande de connaître ses valeurs pour faire le bon choix. Découvrez cinq étapes à suivre pour allier valeurs personnelles et vie de freelance : 

Étape n°1 : Stop aux croyances complètement fausses ! 

La première est d’arrêter de croire que les structures engagées n’ont pas d’argent pour recourir à des experts freelances. Bien au contraire : beaucoup ont les moyens d’investir dans leurs projets et cherchent des prestations sur-mesure. La seconde est d’arrêter de croire qu’il y en a peu. Selon The Social Good Accelerator, 91% des structures d’utilité sociale souhaiteraient développer plus de compétences numériques en interne ! 

Vous n’avez aucune excuse pour ne pas sauter le pas et travailler avec des structures engagées ! 

Étape n°2 : Faîtes vos recherches pour comprendre le phénomène

Jadis, les structures engagées étaient des associations, mutuelles, fondations et coopératives agissant pour une cause d’utilité sociale et environnementale. Avec la loi Hamon, puis la loi Pacte, l’ESS s’est vue encadrée et renforcée. Sont venues se greffer ensuite les startups à impact et départements RSE, de plus en plus nombreux à agir sans répondre à tous les critères de l’ESS.

Grosso modo, c’est un univers grandissant, rendant d’autant plus important la définition de vos envies, valeurs et la signification de l’impact pour vous. 

Étape 3 : Mettez-vous en condition pour trouver la structure adaptée

Autrement dit restez ouvert à la rencontre. Une telle étape passe forcément par l’élaboration d’une liste d’entreprises inspirantes à vos yeux. Celles dans lesquelles vous vous sentirez utile. Pour les contacter ensuite, et leur proposer un échange en vue de découvrir leur projet. N’oubliez pas de rester dans la prise d’information. Soit l’écoute et non la vente. Votre objectif reste de comprendre leur fonctionnement et besoins. 

Étape n°4 : Passez en revue les besoins identifiés

Ici intervient la phase d’exploration. Elle requiert de votre part une certaine attention.  Afin de comprendre les besoins et ainsi de définir comment vous serez en mesure d’apporter votre aide. Cela passe donc par la préparation de questions pour le futur échange avec la structure. Alors vous identifierez mieux leurs besoins éventuels, ainsi que leurs origines

Étape n°5 : Présentez les bons arguments pour convaincre

Dernière étape, la plus décisive. Elle nécessite une bonne préparation afin de contrecarrer toutes critiques éventuelles. Pour un objectif doublement important : rassurer votre interlocuteur sur son activité et sa durabilité et démontrer votre motivation concernant la future collaboration malgré les doutes émis. Sans oublier pour autant de maintenir un TJM raisonnable, sans vous brader.

Maintenant que le phénomène Freelance For Good n’a plus de secret pour vous, vous êtes tentés de vous lancer ? Alors plus d’hésitations ! Rapprochez-vous des communautés et associations près de vous, et let’s go !

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